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CEDAPA : En route vers l'agriculture durable
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Pierre-Yves Aignel,
205 000 litres de quota laitier,
35 hectares,
dans le Mené
   
         
   

"Avant j'étais dans un système courant en Bretagne. Maïs distribué à l'auge, ray-grass anglais, 8500 litres de lait par vache et par an, une porcherie d'engraissement et beaucoup de travail pour faire tout ça".

Aujourd'hui, les prairies ont gagné du terrain, jusqu'à occuper 25 hectares. Les surfaces en maïs ont d'abord diminué, puis disparu en 1997. La betterave entre pour un tiers dans la ration d'hiver. Les céréales se maintiennent à 6,5 hectares de blé, en grande partie distribués aux vaches.
Pierre-Yves a abandonné l'atelier porc.


Côté travail, ce qui change c'est plus la nature que la durée :
"Moins de stress, moins d'heures de tracteur, mais plus de temps consacré à l'observation des prairies".
Si les lourdes pointes de travail font partie des souvenirs, beaucoup de décisions relatives aux fourrages doivent être prises au quotidien, sans erreur d'appréciation.

"C'est très important pour moi de montrer aux jeunes une image positive du métier et de pouvoir vivre en évitant le piège de l'accumulation des moyens de production… qui est aujourd'hui monnaie courante en agriculture".

   
                 
                     
                     
         
Jean-Yves et Marie-Paule Le Fol,
Le Foeil,
éleveurs de vaches allaitantes
 
                   
           

Avant d'aller en formation sur les prairies temporaires avec André Pochon, Jean-Yves ne s'imagine pas "qu'il est possible de produire de l'herbe sans lisier ".

"J'ai été surpris d'apprendre que l'herbe poussait plus la quatrième semaine que les trois premières qu'elle doublait à nouveau durant la cinquième semaine ! J'ai compris pourquoi moi je n'avais pas d'herbe ".

Jean-Yves fait des essais, et constate :
"J'avais plus d'herbe que quand je mettais mon lisier, et mes 18 tonnes d'ammonitrate sur mes pâtures ".

"Ça s'est pas fait tout seul de se décider". Marie-Paule et Jean-Yves Le Fol n'ont pas l'habitude de se décider sur un coup de tête.
Ils vont pourtant passer en moins de dix ans d'un élevage de porcs naisseur-engraisseur sur caillebotis, à un élevage de bovins pour la viande en système tout herbe.
Et ils nourrissent 99 UGB sur 54 hectares de terre, sans achat extérieur, si ce n'est 50 tonnes de paille.

    "Aujourd'hui, on brasse moins d'argent, mais ce qu'on a fait reste. Ce qui a vraiment changé ? Tout. A partir du moment où on a eu moins de travail, tout a changé".

   
                     
                     
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