Echo n°139 Nov-Dec 2018
Quand l’abattoir vient à la ferme
L’abattage à la ferme répond à la fois au souhait des éleveurs de respecter leurs animaux jusqu’à leur mort et à la demande de consommateurs voulant être sûrs des bonnes conditions d’élevage et d’abattage de l’animal dont ils achètent la viande. Si l’abattage à la ferme n’existe pas encore en France, des solutions techniques semblent possibles pour répondre aux demandes des éleveurs tout en respectant la réglementation européenne. Lors du salon agricole de la bio « la terre est notre métier », Guylain Pageot (Loire-Atlantique) est venu présenter les avancées de son groupe qui réfléchit à la mise en place d’une structure mobile permettant d’abattre ses animaux à la ferme.
Quelles cultures alternatives pour les années de sécheresse ?
Excès d’eau puis manque d’eau, pousse d’herbe limitée… Cette année a été difficile pour bon nombre d’éleveurs. Comment nourrir son troupeau quand l’herbe ne pousse plus ? Pour se sentir mieux armé face aux aléas climatiques et anticiper ces perturbations, le GAEC Le Feuil (35) cherche des alternatives à la sécheresse depuis 2 ans. Retour d’expérience suite à une visite d’un groupe du CEDAPA début septembre.
Diversifier les produits de la ferme pour être plus résilient
En 2013, François et Hervé Talbourdet ont remplacé leur troupeau de vaches par des brebis laitières « plus adaptées au secteur séchant de Pléneuf-Val-André » (22). L’installation de leur nièce Marie a permis de diversifier les produits de la ferme, augmentant ainsi la résilience de la ferme sujette à des sécheresses.
Diversité des pratiques pour des fermes plus durables, viables et vivables ?
Après avoir réalisé plus de 70 diagnostics de durabilité dans des fermes de l’Adage, la diversité des systèmes et des pratiques durables paraît évidente. Trois de ces fermes, aux profils différents, nous dévoilent leurs stratégies et leurs pratiques au quotidien.
Implanter des prairies sous couvert : Pourquoi et Comment
L’implantation de la prairie, étape clé pour son bon développement, est un investissement pour 5 à 10 ans. Plus la levée est rapide et la couverture homogène, meilleure sera la pérennité de la prairie. La fréquence accrue des épisodes secs en fin d’été interroge la pertinence de l’implantation sous couvert.
La transformation en glace pour augmenter la valeur ajoutée du lait
Sophie Bellec a rejoint en 2013 son mari Dorian Bourel sur la ferme du Poder à Plouégat- Guérand (29) avec un atelier de transformation qui sort de l’ordinaire. Elle transforme le lait de la ferme en glaces. Une affaire qui tourne à plein régime mais qui demande une optimisation du système laitier afin de se dégager du temps pour l’atelier de transformation et les enfants.